dimanche 19 octobre 2014

Michèle Bourgon comme titre
pour retenir son nom

Photographie de Michèle Bourgon empruntée à sa page Facebook

Hier, un livre, Y'a pas de souci! Hier, des auteurs, de l’Outaouais pour la plupart. Je reconnais quelques visages, je peux nommer quelques noms. Une cinquantaine de personnes, je dirais, pour le lancement du livre de Michèle Bourgon. Un récit où l’ont conduite ses trois mois de résidence d’auteure en France. Un récit de voyage, de séjour, de rencontres. Pour surmonter ses peurs, une seule arme, la meilleure : les raconter. Autodérision et heureux mélange de mots québécois et expressions françaises qui nous font sourire et même rire. Qui nous fait voir la Camargue et un peu de Bourgogne. Qui nous donne presque envie d’aller voir de plus près.


Dire que c’est une auteure de l’Outaouais, je ne veux pas. Ça ne suffit pas, ça limite trop, même si je voudrais dire au monde entier, au moins à la province de Québec qu’il n’y a pas qu’à Montréal, à Québec ou à Sherbrooke qu’il y a des auteur-e-s. Pas qu’à Montréal qu’il y a des maisons d’édition ou des librairies. Mais ce serait là ouvrir un débat pour lequel je n’ai que des impressions, des réactions, des colères qui ne sont probablement que des envies et pas tellement d’arguments rationnels. Plutôt clamer haut et fort que Michèle Bourgon existe, qu’elle écrit. Fameusement bien d’ailleurs. Sa vie professionnelle a toujours tourné autour des mots. Elle a enseigné le français, elle écrit de la poésie, des nouvelles, des billets de blogue. Elle lit, elle parle de livres à la radio. Elle codirige le collectif Des nouvelles de Gatineau. 

Hier un monde d’écrivains. Son monde et, j’ose croire, le mien aussi. Qu’à mon tour, je veux rendre visible, parce qu’il est digne de mention. Hier, un livre que je dévore ou plutôt non, que je goûte divinement, le sourire aux lèvres.

Michèle Bourgon présentera son livre à Lachute le 13 novembre.
Le livre est disponible sur le site : leslibraires.ca>>>. Papier ou numérique
Son blogue, joliment intitulé La Mère Michèle>>>

dimanche 12 octobre 2014

Splendeurs et misères

« Écrire est un besoin féroce, tragique, chez tous les écrivains et souvent davantage chez les mauvais que chez les bons. » Raymond Queneau 

Je crains fort d’être dans un temps de misères et non de splendeurs. Je crains également de faire partie des « mauvais » dont parle Queneau. Mauvais comme dans « mauvais livre » dont parle Laferrière dans son Journal d'un écrivain en pyjama. Même si je ne sais pas ce que veut vraiment dire mauvais. Mauvais pour qui? Peut-être ennuyant pour un lecteur et pas l’autre, impubliable pour un éditeur et pas l’autre. Exemple : être un éditeur, je n’aurais jamais accepté de publier, même pas de lire, les premières pages de La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen. Pourquoi?

« Il y aurait tout un débat à faire sur la qualité du français, la place de la langue orale dans notre littérature nationale », Philippe Garon. 

De cette langue écrite, il en fut à peine question parmi les lecteurs de Châtelaine >>>

Parce que pour moi, on ne laisse pas le mot « canceller » dans un roman écrit. Entre autres. C’est viscéral : je ferme le livre sans lui donner aucune chance. Bien sûr, avec des raisonnements semblables, Michel Tremblay n’aurait jamais été publié. Je me calme, sans pour autant rouvrir le roman, j’essaie de nuancer, de me dire qu’il en faut pour tous les goûts, de tous les genres, de tous les styles. Qui suis-je pour juger de la qualité d’une oeuvre? En fait, il ne s'agit pas de la qualité du roman, il s'agit du choix délibéré de laisser les anglicismes. Le joual dans les dialogues, je ne suis plus contre, c'est notre réalité, mais les anglicismes, pas capable. Autant les accepter carrément dans les dictionnaires, là, tout de suite. Autant dire que tout le travail de Marie-Éva de Villers et plusieurs autres ne servent à rien. Autant clamer haut et fort que ça ne vaut pas la peine de se forcer à préserver notre français. 

Quel français? direz-vous. À vous le débat, je retourne à la correction de mes propres écrits.

Variante sur un même sujet
Sur ma tombe ou mon urne funéraire, on pourra écrire : « Elle aura beaucoup écrit ». Pas beaucoup publié, pas tellement lue, mais elle aura écrit. Bien, ça dépend tellement de nos valeurs. Bien pour quelques personnes, mais pas assez pour les éditeurs, il faut croire. Eh ! oui, j’attends toujours une réponse d’éditeur-s et cette attente m’envoie directement dans le doute, bien plus près des misères que des splendeurs. Dans la paralysie du prochain roman. À quoi bon continuer? me dis-je. 

Et si le premier objectif d’une personne qui écrit, qui chante, qui peint, qui danse, beaucoup ou peu, bien, très bien, mal ou très mal n’était que de s’exprimer? Alors, là, je suis championne. 

Avant de brûler tous mes écrits, je me secoue, je vais dehors prendre l’air de cet automne coloré. À quoi bon la mésestimation inutile?

Quand j’écris, que tout coule, je ne me soucie pas de savoir si c’est bon ou non ! C’est quand une question surgit, quand un mur se présente, que tout s’arrête, mis en suspens tant que la question ne se règle pas.

Et la question revenue pour la nième fois est : qu’est-ce qui arrive aux personnages? Inspirée de mes ancêtres irlandais, c’était facile d’inventer ce que je voulais pour les années 1850. Pour la suite (pas encore publiée, pas encore acceptée, ma patience est mise à rude épreuve), j’ai eu un peu de mal, mais en changeant les prénoms, les personnes sont devenus des personnages, mais là, pour la finale, les personnages s’inspirent de ma génération. Je ne veux pas que ce soit uniquement de ma vie. Je ne veux pas que ce soit la vie des membres de ma famille, tout morts soient-ils. Même si je n’ai pas beaucoup d’imagination, aucune envie d’écrire des biographies, ni la mienne ni celles de mes parents (pour mon père, c’est déjà fait, ce fut facile, je n’avais pas besoin de romancer, d’inventer, juste me souvenir et poser des questions au principal intéressé). Cette fois, pour les besoins de dramatisation, je veux des conflits, des colères, des infidélités, des départs, des incidents qui n’ont pas existé dans ma famille. Ou s’il y en eut, forcément qu’il y en eut, mais à doses anodines qui ne regardent que nous.

Une façon de m’en sortir : ne pas écrire au « je », c’est déjà prendre une distance, une dépersonnalisation. Et puis changer les lieux. Ce sera plus difficile. Je voudrais tellement présenter ma région, qu’on sente l’amour que j’ai pour elle. Faire de moi un Fred Pellerin-de-Saint-Élie-de-Caxton, faire de moi une Mylène Gilbert-Dumas dans son Yukon adoré. Fausse pudeur, retenue, réserve, sauvegarder ma vie privée? Ne pas me faire poser de questions ? Tout ça. Écrire, c’est s’exposer, je sais bien. Et aujourd’hui, qui est-ce que ça gêne? Que moi.

Et vous, quelles sont vos misères d’aujourd’hui ?

mardi 7 octobre 2014

Le bonheur du jour (2)

Rituel du matin. Depuis que je ne suis plus obligée de me lever à heure fixe, d’avaler un déjeuner en vitesse, de m’accoutrer en travailleuse-qui-va-voir-du-monde dans la journée, le matin, je prends mon temps. 

Depuis mon acquisition de tablette, le matin, je lis.

La Presse+ avant de me lever, oui, oui, dans mon lit. Un coup d’œil sur mes courriels, sur Netvibes et trois forums de camping. Je me réserve Facebook pour le déjeuner.

Le vrai bonheur du jour, c’est en déjeunant. Ou plutôt en lisant tout en déjeunant. Parfois, rien de bien enlevant. Je saute par-dessus les nouvelles, les mauvaises ou les inintéressantes. Pour moi s’entend.

Rencontre en Alaska: anciens et nouveaux propriétaires d'un véhicule récréatif
Le vrai bonheur du jour, en ce matin du 7 octobre 2014, un jour pluvieux, un jour gris qui pourrait me renvoyer dans ma grotte d’ourse forcée de s’enfermer pour l’hiver, ce fut deux lectures : d’abord le récit-video-photos de LESCcargOt publié sur une page Facebook >>>

Une jeune famille qui voyage pendant un an dans les Amériques, qui compte se rendre en Argentine. Déjà trois mois. Ce qu’elle a de spécial, cette famille? C’est qu’elle voyage avec notre ex-véhicule récréatif, ce classe B dont je n’aimais pas la couleur jusqu’à ce que je le baptise Pruneau. Vendu il y a deux ans. Racheté, rénové, aimé et rebaptisé LESCargOt (le monsieur se nomme LESCO). Jeune famille que nous avons rencontrée cet été en Alaska. Quel hasard. Alors bien sûr, maintenant, je lis ses aventures avec cette impression que je voyage un peu avec elle, par véhicule interposé. 

Deuxième lecture : Duras, l’impossible de Danielle Laurin. Un livre publié en 2006, mais dont je viens juste de prendre connaissance. En cherchant le livre de sa sœur, Coupée au montage, j’ai découvert le Duras… La lecture me renvoie à cette université que je n’ai pas fréquentée, à ces années d’études littéraires que je n’ai pas commencées, à ces auteurs que je n’ai réussi à lire que brièvement, malgré mes efforts. Non pas un regret, à peine une nostalgie, juste un miroir embué, un monde que j’ai regardé de loin, avec envie, mais inaccessible, incompréhensible. De toute façon, d’autres auteurs m’interpelaient déjà, des Québécois en particulier.

Le style de Danielle Laurin me convient très bien : phrases ramassées presque lapidaires, un « je » auquel je peux m’identifier, des chapitres courts et efficaces. Sans ces phrases alambiquées d’essayiste ou d’universitaire, l’auteure nous décrit un univers, celui de Duras, sous un éclairage personnel, sensible. Comme on raconte un voyage, avec passion. Qui ravive la mienne, cette passion des livres.

Lire donc les aventures des autres, un bonheur du jour que je prolongerai encore quelques matins.

dimanche 5 octobre 2014

Escapade dans le temps

Sur le Chemin du Roy:
Champlain
Batiscan
Grondines
Deschambault
Portneuf
Cap-Santé
Neuville
Saint-Augustin-Desmaures 

Du soleil, des couleurs automnales, un vent chaud, le fleuve qui se laisse aimer, une marée douce, qui d'un seul regard me foudroie directement au cœur et me ramène à une vie dont l'interprétation m'échappe. La nature est riche et m'enrichit. 


Le temps s'arrête, recule. Des lieux, des histoires, des colons, des meuniers, des religieux qui vivaient en 1700, en 1800 ont laissé des traces que leurs descendants ont à cœur de conserver.


Arrêt à Portneuf, visite de la boutique de l'artiste peintre Suzanne Claveau. 
Beauté, originialité, couleurs, maisons et paysages très québécois.

Accueil chaleureux, souper sur le quai de la marina, dodo côté jardin, chez l'artiste.


Puis, après le Chemin du Roy, la Nouvelle-France, une petite route près de Saint-Joachim qui longe le fleuve, au pied du mont Sainte-Anne.

En espérance des oies qui retardent.
Goûter champêtre aux saveurs du terroir, à prendre son temps, à le gagner et non le perdre.

Coucher en face de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Jasette avec un membre de forum de camping qui a reconnu Chevreuil.


Terminer cette petite escapade joyeuse au pays des Wendat, au nord de la ville de Québec. J'aime bien qu'on me raconte une histoire, surtout si elle est différente de celle qu'on nous a apprise à l'école. Une heure de promenade dans les rues étroites parsemées de petits mocassins blancs comme autant de cailloux pour trouver notre route. Descendre et monter 150 marches pour entendre la cascade de la rivière Saint-Charles. Une autre heure à déguster des produits du gibier, de la pêche, au restaurant La Sagamité. Une bonne heure aussi pour une visite guidée par une Innu-Montagnaise qui nous fait entrer dans les secrets de la palissade et de la maison longue. Et encore une petite demi-heure pour flâner dans les boutiques sans trouver l'ours ciselé dans une corne de cerf.

Et au retour, au lendemain d'une nuit tranquille à la Halte Vr du Palais de glace, malgré la pluie, avoir le plaisir de découvrir la station Radio-Classique et penser à télécharger l'application sur cet engin moderne du 21e siècle, bien loin des tambourins amérindiens, qu'est la tablette.

La fatigue m'assaille, le thermomètre chute, les feuilles tombent. Me faudra-t-il revenir dans une autre vie pour me décider à m'établir au bord d'un de ces cours d'eau qui pleure de nostalgie au fond de mon coeur?

vendredi 26 septembre 2014

Croyez-vous à la psychogénéalogie?

Et si tout ça ne relevait que de la psychogénéalogie ? Vous connaissez ? Je dois avouer que j’ai été troublée, il y a quatre ans, à la lecture de Aïe, mes aïeux de Anne Ancelin Schützenberger.

Je ne suis pas en train de capoter (enfin, j’espère), je ne suis pas à la veille de me faire soigner par un ou une psychiatre. Mais quand même des faits troublants, des synchronicités étonnantes.

Comme tant d’autres, depuis la cinquantaine, je m’intéresse à la généalogie. Comme tant d’autres, j’aime lire. Des biographies en particulier. Et comme j’aime écrire, j’écris des vies. Au départ, ça ne devait qu’être un seul roman inspiré de la vie de ma mère et de ses grands-parents irlandais. Mais là, je m’aventure sur un terrain inconnu, celui de l’enjeu de la transmission entre les générations. 

Les questions s’accumulent. Je n’ai pas trouvé de dates qui expliqueraient ceci ou cela, quoique il y a bien un décès la veille de ma naissance, il y a bien cet amour des cours d’eau : lac, fleuves ou mers dans ma famille, mais n’est-ce pas le cas chez bon nombre d’entre nous ? Il y a surtout… mais je ne le dirai pas, je le garde pour la finale de mon roman.

Suis-je en train de voir des traces de pas là où le vent les chasse pourtant au fil des ans ? Suis-je en train de fabriquer des liens là où n'existent que de vagues coïncidences ? Un fil d’Ariane ?

Ne pourrais-je pas me contenter d’écrire un roman ? Suis-je en train de réveiller des fantômes, de disséminer des secrets troublants, d'inventer des rapprochements sans fondements, d'analyser des comportements sans explications ? Je ne retournerai à l’université ni ne suivrai des thérapies pour écrire un roman. Je ferai bien un ou deux petits voyages à Montréal, au Nouveau-Brunswick, et même en Irlande… pour « faire plus vrai ». Ou plutôt pour le plaisir de sentir les lieux, humer les odeurs, émousser des sensations. Mais jouer au psychanalyste, non, je n’y tiens pas.

N’empêche.

Note j'en ai déjà glissé un mot dans deux billets: celui-là>>> et celui-là>>> 

mercredi 24 septembre 2014

Quand même...

Ça l’air de rien comme ça, Louise Falstrault et Claude Lamarche ont l’air de voyager, de se la couler douce, de jouer aux retraitées, de s’amuser en généalogie ou discuter avec des administrateurs du Centre d'action culturelle, mais quand même…

Elles n’ont pas la notoriété des auteurs prolifiques ou des artistes peintres en demande, mais quand même… elles ne se débrouillent pas si mal. Au moins, enfin, elles font ce qu’elles aiment, ce qu’elles ont toujours voulu faire : écrire pour une et peindre pour l’autre. Pas sept jours par semaine, pas cinquante-deux semaines par année, mais quand même…

Entre autres, en septembre, mois par excellence pour voyager, elles sont restées à la maison. Bien sûr, elles revenaient d’un extraordinaire voyage au Yukon et en Alaska où elles ont emmagasiné une grande réserve d’images, de sensations, d’odeurs et de rencontres qui les nourriront au moins tout l’hiver. Aussi, elles ne sentaient pas cette urgence de sortir à nouveau avant la venue de la neige. Si, peut-être, une petite virée à Québec et retour tranquille sur le Chemin du roy, des sorties dans la région, des réunions, mais surtout, il faut bien qu’elles créent un peu. La galerie de Calgary prend du mieux, se relève assez bien de l’inondation de 2013, alors demande de tableaux, grands formats. Et en décembre, petits formats cette fois, au Centre culturel MRC Papineau. Faut les peindre ces tableaux !

Quant à l’auteure, elle a envoyé un manuscrit dont elle attend fébrilement des nouvelles, en se disant : « c’est pas parce que ça prend du temps que c’est nécessairement un refus ». Pendant ce temps, elle réfléchit, elle féconde, elle structure, elle amasse des petites phrases pour le prochain. 

Sa dernière publication, c’était en 2011. Quoique… Quand même…

Le samedi 27 septembre, Nouvelles de Gatineau sera lancé. Le troisième. Mine de rien, c’est quand même le quatrième recueil dans lequel Claude a publié une nouvelle. La meilleure selon elle dans ce numéro 3. Et pour une fois, elle assistera au lancement. Les autres fois, elle était toujours partie trotter au bord de la mer, mais cette année, les deux créatrices n’ont pas joué aux outardes, elles restent à la maison.

C’est tellement beau de voir une écrire dans son petit calepin et l’autre esquisser quelques traits dans le sien.

mardi 23 septembre 2014

La culture, ça se mange!

Pas un peu tôt pour parler du samedi 8 novembre prochain ? Non. Parce que les billets pour le souper-bénéfice qui se tient ce soir-là sont déjà en vente. Et autant l’artiste Louise Falstrault, maintenant membre du CA du Centre d'action culturelle de la MRC Papineau, que moi n’aimons vendre des billets. Et comme le Centre annonce déjà le souper. Et comme on ne veut pas se retrouver seules. Et comme ce serait agréable d’être huit personnes qui se connaissent à la même table. Et comme c’est pour une bonne cause. Une cause culturelle. La culture, c’est notre affaire. Alors oui, on commence tout de suite à en parler.

Si on ne va pas au concert, si on n’achète pas de livres, si on n’écoute pas de musique, si on ne va jamais voir de film, si la culture se limite à écouter la télévision, qu’on ne se demande pas après pourquoi les gouvernements coupent dans la culture. 

Une cause culturelle dans notre région, chez nous, pas à Montréal ni à Gatineau. Un centre qui existe depuis sept ans. Qui accueille, promeut, favorise, met en valeur, offre, bonifie tout ce qui s’appelle culture. De nombreuses réalisations, de très belles expositions, des lancements, des vernissages. Faut que ça continue. Donc on participe, on encourage, on soupe, on fait bénéficier.

Pas que de la bouffe à cette soirée, il y aura un encan d’objets artistiques, de la musique, la présentation d’un tableau d’une artiste de la région, et des rencontres, et du plaisir, c’est certain.

Ni l’artiste ni moi n’aimons vendre des billets, mais nous adorons la Petite-Nation, la culture et encore plus les gens. Les moules et le poulet aussi. On laissera les huîtres aux amateurs et on a vu ça l'an dernier, il y en a! Alors on a acheté nos billets. Qui veut s’asseoir à notre table ?

Envoyez-nous un petit courriel: lamfals arobas hotmail point com

Date et heure : samedi 8 novembre 2014 à 18 h
Lieu : Complexe Whissell (salle La Parenté), 530 rue Charles-Auguste-Montreuil, Saint-André-Avellin
Coût : table (8 personnes) : 400 $; billets individuels : 50$ (huîtres et moules) ou 35 $ (brochettes de poulet)
Bar : bière, vin et autres boissons vendus sur place.

Plus de détails sur le site >>>

dimanche 14 septembre 2014

Chercher sa mère, trouver son père

Un samedi matin nuageux et froid, des autoroutes tranquilles, pas de bouchon à l’intersection 15-640 (ce qui ne sera pas le cas au retour), j’ai beaucoup aimé la visite guidée du moulin de Pointe-aux-Trembles qu’a bâti le maçon charpentier Jean-Baptiste Deguire, fils de mon ancêtre (du côté de ma mère), le soldat de Carignan, François Deguire dit Larose.

Une vingtaine de personnes. Certaines se connaissent parce que c’est la tante, le neveu, la sœur. J’en connais cinq ou six via la page Facebook Descendants de François Deguire dit Larose. Sourires, poignées de main.

M. Claude Belzil, un bénévole de l’Atelier d’histoire de Pointe-aux-Trembles nous attend, nous présente le moulin, nous explique les étapes des rénovations, nous apprend l’histoire de ce bout de l’île que j’ai rarement visité, sinon pour passer sur la rue Notre-Dame pour visiter des Nantel, des Falstrault, originaires de Tétreauville. On gèle, mais on est ravi. 

Diner au Centre Roussin où se trouve l’Atelier d’histoire de Pointe-aux-Trembles. On se réchauffe, on mange, on fraternise, on discute de notre passion commune de la généalogie, surtout en ce qui concerne les Deguire dit Larose.

Puis, M. Belzil nous présente un membre de son groupe qui, justement, est un Larose. Les deux bénévoles nous invitent à les suivre à l’étage où l’histoire de Pointe-aux-Trembles est illustrée sur les murs, sur une maquette et dans quelques cubicules. 

Plusieurs d’entre nous se demandent si Jean-Baptiste Deguire dit Larose, ce maçon qui a construit le moulin habitait aussi à Pointe-aux-Trembles. Nulle trace de lui sur la maquette des terrains octroyés par les sulpiciens au début de la colonie. Mais oh! surprise, en lisant les noms des propriétaires terriens, que vois-je ? Bricault dit Lamarche, Jean (21). Je m’empresse de chercher le lot 21. Je le trouve, tout petit, sur la rue Saint-Jean. Une maison, une grange, une vache. Plus riche que ses voisins qui, parfois, n’ont qu’un terrain vacant. Pourtant, pourtant, il me semble me souvenir que Marcel Lamarche, Michèle Lamarche et Guy Lamarche qui avaient tenté de fonder une association et publié quelques documents avaient souvent parlé d’une terre, entre la 17e et 19e avenue. Je tente de poser quelques questions à nos passionnés des familles de Pointe-aux-Trembles, mais nous ne sommes pas vraiment là pour les Bricault. Je termine donc la dernière portion de cette journée à glaner le plus d’informations au sujet des Deguire, je m’intéresse aux vivants d’aujourd’hui, je suis toujours curieuse de savoir de quelle lignée ils viennent ou ce qui les a amenés à la généalogie.


Au retour, sous une pluie diluvienne, une brume tenace, je me demande bien si, de ma lointaine campagne, je pourrai retrouver des documents relatifs à mes questions. Je croyais qu’en une heure, j’éluciderais le mystère de cette terre des Bricault. C’était sans compter sur ma mémoire sélective et cette insatiable curiosité qui voudrait bien être satisfaite autant du côté de ma mère que du côté paternel : qui était donc ce Jean-Baptiste Deguire qui a bâti le deuxième moulin de Pointe-aux-Trembles ? Où a-t-il vécu en attendant d’être enterré à Pointe-aux-Trembles, ce que nous a confirmé M. Alain Larose de l’Atelier d’histoire. Et c’est quoi cette histoire de surnom de Larose, soulevée par un des membres présents, surnom qui serait attribué aux joueurs de tambour ? Dans le cas de Belleau dit Larose, oui, il était tambour, mais je n’ai trouvé nulle part que notre François n’était autre que tisserand devenu soldat par esprit de liberté. Le Jean Bricault qui avait le petit lot 21 était-il le même que le Jean, propriétaire de la terre no 9, tel que rapporté dans le livre de Michèle Lamarche en 1998 ?

Des jours de recherche en perspective. Mais comme c’est dommage d’oublier, de devoir refaire et refaire sans cesse le chemin que d’autres ont défriché, suivre les traces, souvent les miennes, pour simplement me souvenir où le trésor était caché. Ré-apprendre ce que je savais peut-être déjà.

Et la grande question : pourquoi je veux savoir le passé, quitte à l’inventer ? Je n’ai pas assez de vivre le présent ?

dimanche 7 septembre 2014

Le bonheur du jour

Saviez-vous que le-bonheur-du-jour était un meuble? Pour écrire et pour les dames! Un restaurant aussi, quelques blogues et deux ou trois titres de romans. Peut-être me laisserai-je tenter par un roman de José Canabis.

En voyage, dans mon cahier de bord, à la fin de la journée, j’aime bien noter le plaisir du jour. Aujourd’hui, à défaut d’écrire un long billet, j’aimerais bien commencer une série « bonheur du jour ». Je me connais, je sais bien que je ne tiendrai pas longtemps, je n’aime pas les contraintes. 

Au moins aujourd’hui : une photo et quelques lignes.

Aujourd’hui, donc, le bonheur du jour ne fut ressenti, comme un tremblement de terre, que vers 17 heures trente. Avant, c'était plutôt couci-couça, l'humeur étant à la rébellion à toutes les activités manuelles qui ne me tentaient guère. 

Devant un feu, un verre de vin, un italien banal somme toute. Moi qui aime bien un vin en apéritif, il faudrait peut-être que je commence à me documenter sur les vins qui se servent sans accompagnement alimentaire. On ferme la parenthèse. 

Et lecture. Un roman de Louise Dupré. Émotion parce que j’ai aussi eu une tante qui fut « internée ». Si identification dans le sujet, pendant quelques pages, surtout admiration pour le style que je n’aurai jamais. même en me forçant. D'autant meilleur.

Voilà, c’est tout. 

La ruée vers l’or, émission qui se passait au Yukon en 2012, m'attend. Question de faire durer le plaisir. Deux semaines déjà que je suis revenue de cette lointaine région que j'ai beaucoup aimée, et je ne veux pas trop revenir à la normale, aux « il faut » trop rapidement.