jeudi 29 avril 2010

De la constance et de l'évaluation

De la constance, il faut savoir qu’elle peut vouloir dire la fidélité, la persévérance, la fermeté, la patience et la stabilité.

La fidélité: pas de problème, je suis fidèle à tout, je ne me souviens pas avoir quitté personne de moi-même. Souvent été délaissée, mais suis fidèle à une marque, un produit, aux amies, aux animaux, aux lieux.
La persévérance: plutôt oui jusqu’à l’entêtement parfois. Surtout pour les autres.
La fermeté: pas vraiment, plutôt molasse si ce n'est pas un contrat payé. Professeur, je n’étais pas réputée pour une bonne discipline. J’ai du caractère mais pas de poigne et on peut me faire changer d’idée comme de chemise.
La patience: j’en ai à revendre pour certaines choses. Malgré mon empressement à tout vouloir tout de suite.
La stabilité: là où le bât blesse. Proche de l’ennui, proche du toujours pareil, d’un seul intérêt, d’une ligne droite. S’inscrit dans la durée, le fixe, la platitude. J’aime bien varier, m’aventurer dans des avenues différentes.

Tout ça pour dire que dans les titres de ce blogue, j’aurais voulu toujours commencer par « De » comme De nos pinceaux et de nos stylos, comme au temps de Cicéron et du latin classique.

Sans avoir d’objectif précis, j’aurais voulu une constance dans mes sujets, développer mon style, évoluer dans un cadre : photo-illustration, texte court, liens. Et surtout, intéresser, mais ça, on peut intéresser un et pas l’autre. Et comment être stable quand j’aime autant le caravaning que la généalogie, autant le graphisme que les nouvelles technologies (auxquelles je ne comprends souvent rien et auxquelles je résiste mais bon, j’aime quand même), les livres que l’écriture, sans compter cette autre voix qui m’a fait aimer aussi l’art en général et la peinture en particulier. Et que je suis bien bonne pour philosopher mais pas trop pour appliquer!

Je voudrais bien aussi une constance dans les illustrations choisies, comme Audry Parily ou Martyne.

Force m’est de reconnaître qu’après un an et demi, je n’ai pas battu de record, ni renouveler le genre. Ce qui n’était pas mon but et ne l’est toujours pas.

On va dire que c’était un brouillon, un premier jet. Et pas de note. Le meilleur est à venir.

mercredi 28 avril 2010

Consoeurs blogueuses

Ce matin, ai lu dans le site de Coup de pouce les 25 blogs de filles à découvrir. J’en suis déjà trois : Étolane, Mélanie, Un autre prof. Sept ne m’intéressent pas vraiment puisqu’il ce n'est pas ma soupe! Quant aux chroniques blondes, je les lis à l’occasion, mais chaque fois que je viens pour poster un commentaire et que je vois l’anglais (post, comment, leave et plusieurs autres), mes doigts se rebiffent, protestent, hésitent et décident de punir de mon silence une blogueuse si talentueuse si reconnue qui ne réussit pas ou ne choisit pas sciemment de tout mettre son blogue en français. Je sais, je ne punis probablement que moi.
En tout cas.

Je profite tout de même de l’occasion d’ajouter son blogue, celui de Daniel Rondeau, dont il faudrait bien que je lise le livre et deux retours : Audrey et Émilie C qui voudrait bien appeler son blogue un site et vice-cersa..

Félicitations aux blogueuses choisies et je vais réfléchir au pourquoi du comment je n’ai pas été choisie (que pourrais-je bien trouver pour indiquer que c'est de l'ironie, à moins qu'il y ait un petit diable en moi qui cherche la reconnaissance de ses pairs et qui croyait naïvement la trouver en bloguant, non ce n'est pas possible, je vais le renvoyer dans le feu de son enfer celui-là)!

(dessin venu d'un temps ancien)

mardi 27 avril 2010

vendredi 23 avril 2010

L'imposteur fustigé

L’imposteur fut fustigé. Ma petite causerie du jeudi 22 avril fut un succès à en croire les participants qui m’ont entourée à la fin de l’heure consacrée à la biographie.

Je ne connaissais rien de L’Atelier littéraire des Outaouais. J’ignorais son existence qui date de 1993. Pourtant je connaissais celui qui a été l’animateur et fondateur, Jacques Flamand, également directeur littéraire aux Éditions Vermillon, et quelques membres puisque des deux côtés de la rive, Gatineau comme Ottawa, les auteurs circulent librement, veulent écrire, cherchent à publier, se réunissent et échangent leurs expériences.

Une belle rencontre où j’ai renoué avec ma passion pour l’enseignement et le théâtre (comprendre que je fais mon clown un petit-peu). Faut dire que j’avais un très bon public, une vingtaine d’adultes tous bien attentifs. Et quand à la fin, j’entends quelqu’un me dire; « vous m’avez donné le goût de commencer ma biographie » ou « vous m’avez appris quelque chose », eh bien, je me dis : « à quand la prochaine, je suis prête »
Et j’adore.

mardi 20 avril 2010

La conférencière


Plus facile de parler des autres que de soi. Parler professionnellement je veux dire. Toujours l’impression que c’est se vanter. Il faudrait que je fouille un jour cet aspect de la promotion, de l’information : pourquoi certains articles me dérangent et pas d’autres, est-ce que ça dépend des personnes citées ou de la façon dont c’est écrit? Question d'image, d'authenticité?

Donnons d’abord l’information brute : le jeudi 22 avril, L’atelier littéraire des Outaouais présente l’auteure Claude Lamarche. Au début, je croyais que j’allais m’asseoir avec quelques membres, cinq ou six, d’un atelier littéraire et jaser de biographies. Ce que j’ai déjà fait. Mais non, vraie conférence avec présentation, causerie, échange de questions, clôture, petit goûter. Devant une trentaine de personnes probablement.

Moi, conférencière? Non que ça m’énerve de parler devant un groupe, je n’ai jamais eu cette gêne. Non que je ne sache pas de quoi parler, et je n’ai aucune difficulté à improviser, même si j’ai commencé à préparer un plan et à noter plusieurs idées. Non, mais moi, parler de biographies, comme si j’étais une biographe reconnue. Oui, j’aime les biographies; oui, j’ai publié Jacques Lamarche, un homme une époque; à la limite je pourrais aussi dire que mon livre Visions de la Petite-Nation qui présente 17 artistes peintres est une mini-anthologie de biographies; eh oui, mon prochain roman qui paraîtra peut-être un jour raconte la vie de mon ancêtre, mais de là à ce qu’on m’invite pour donner une conférence!

Ce n’est pas tant le sujet finalement que l’ampleur de la réunion qui m’impressionne. Et puis, non plus puisque c’est une réunion fermée au sens ou le public n’est pas invité, c’est un groupe de personnes qui font partie d’un atelier littéraire. Des gens qui aiment écrire leurs souvenirs, qui souhaitent en apprendre un peu plus sur le sujet. J'ai quand même aidé deux ou trois personnes à publier leurs souvenirs. Et pour me sentir à la hauteur, je minimise l’événement. Je le mets à ma portée. Ce qu’il est quand même. Je ne vais pas parler devant des universitaires. Ou à l’auditorium d’un cégep. Juste des personnes qui suivent un atelier littéraire. Me semble que je ne suis pas du bon bord, je devrais être dans la salle pour écouter la conférencière.

Donc si ce n’est pas l’incompétence, c’est quoi? Ça doit venir probablement de ma sempiternelle estime de moi. Comme si quelqu’un s’était trompé sur mon compte. Comment on dit déjà : le syndrome de l’imposteur?

Ce billet est donc plus une affirmation de soi, qu'un communiqué de presse. Un travail sur ce petit démon qui me retient à un vieux sentiment enfantin. Parce qu’au fond, pourquoi vous dirais-je que je vais donner une causerie puisque vous ne pouvez y venir? Pour secouer cet imposteur. Pour prendre ma place. Pour chasser la petite peur qui n’était pas là quand j’ai dit oui, j’accepte. Pour faire une femme de moi. Une conférencière finalement.

(photo de la conférencière!)

mardi 13 avril 2010

Où suis-je?

Je suis tellement éparpillée, tellement à tout autre affaire qu’à moi-même que je ne suis pas constante. Je suis tout sauf auteure. Je suis à l’auto que je viens d’acheter et qui demande inspection, changement de pneus, vidange d’huile, peinture de portière, lavage. Je suis à l’artiste que je dois aider dans l’envoi de tableaux, l’écriture de communiqué pour ses expositions à venir. Je suis à la graphiste qui doit mettre à jour les sites Internet dont elle est responsable. Je suis à la fête de famille dimanche.

Je suis encore sous l’émotion de la fin de semaine dernière où je me suis fait voler mon portefeuille et je me demande si je peux en parler publiquement, si je poursuivrai ce blogue, si je demeurerai sur Facebook. Je suis dans cette peur sous-jacente à tout vol d’identité. Peur d’être envahie, d’être dépossédée. Peur de tout perdre, peur de n’être plus rien. Même si un bon samaritain l’a trouvé et me l’a remis : vide d’argent mais plein de mes cartes.

Peut-être suis-je chacune de ces personnes? Pourtant, celle que je voudrais être, la seule que je voudrais être n’est pas dans celles-là que je viens de nommer.

Au bord de la mer, au bord de la solitude, peut-être retrouverais-je mes mots?

(photo: National Seashore, Cape Cod)

jeudi 8 avril 2010

Le meilleur est à venir pour l'artiste Falstrault

Les brumes de la crise semblent se lever et l’année 2010 s’annonce prometteuse pour l'artiste-de-nos-Pinceaux qui participera à au moins trois expositions majeures.

Quinze ans bientôt de vie professionnelle en art visuel et Louise Falstrault aime toujours sortir de son atelier et vivre la fébrilité des expositions. La première commence par un vernissage, le jeudi 22 avril à la Galerie d’art Fontaine, à Gatineau, secteur Buckingham. L’artiste Diane Fontaine a ouvert sa galerie en août dernier et elle a invité six autres femmes artistes peintres à se joindre à elle pour une exposition commune. « C’est elle qui m’a approché le printemps dernier et tout de suite, nous avons échangé nos petits secrets ». Ainsi, les tableaux de Louise côtoieront ceux de Lise Massicotte, d’Aylmer, de Carolyne Dion, Josée Gauthier, Raymonde Perron et Josée Fontaine, des artistes peintres venus de divers coins de la province. De belles rencontres en perspective et surtout une exposition de qualité que tous les invités pourront voir du 22 avril au 1er juin.

Début juillet, Louise Falstrault succombera à sa deuxième passion, la sculpture sur pierre, en se rendant à Mont-Laurier pour perfectionner cet art. On pourra ensuite la voir, au prestigieux symposium de Montebello les 9, 10 et 11 juillet, parmi une trentaine d’artistes chevronnés venus de partout au Québec.

Ce qui rend particulièrement fière cette année, l’artiste peintre et sculpteure, c’est d’avoir été nommée « Invitée d’honneur » à un symposium pour la toute première fois. « Ce n’est pas que je recherche les honneurs, mais ça fait quand même plaisir de se sentir appréciée par nos pairs ». C’est encore grâce à Diane Fontaine qui a parlé d’elle au comité de Gatineau en couleurs. Louise Falstrault a accepté avec joie et d’ailleurs elle rappelle aux artistes peintres qu’ils ont jusqu’au 15 avril pour s’inscrire au symposium qui se tient en octobre à Gatineau, secteur Hull.

Pour clore l’automne en beauté, elle vient tout juste d’apprendre qu’elle a été acceptée à Coloris sur la Baie qui a lieu à Rockland, fin octobre.

Toujours membre des Créateurs de la Petite-Nation, il y aura une surprise à leur sujet, début juin. De plus, l’artiste est représentée par deux nouvelles galeries ontariennes. « J’aimerais bien être plus visible dans les galeries d’art du Québec, mais au fond le meilleur endroit au Québec pour me trouver, c’est encore à mon atelier », ajoute l’artiste en souriant à cette année prometteuse.

(photo: Louise Falstrault et Daine Fontaine, photo de Claude Lamarche)

mercredi 7 avril 2010

Dany Laferrière: quel livre choisir?

Disons que c'est votre anniversaire ou Noël. Disons qu'on veut vous offrir un cadeau. Disons qu'on vous demande votre avis. Vous savez que vous voulez un livre, puisque vous aimez les livres par-dessus tout. Bon disons que vous préféreriez un voyage, mais ce n'est pas tout à fait le même prix. Vous vous arrachez le coeur et vous torturez les méninges pour vous limiter à un seul titre. Après moultes réflexions, après avoir hésité sur Paul à Québec que vous aviez longuement regardé au Salon du livre de l'Outaouais, vous décidez de plonger dans l'univers de Dany Laferrière pour des raisons qui ne vous ressemblent pas, mais en vieillissant vous ne tenez plus autant à cet esprit rebelle qui faisait votre fierté.

Il reste la question la plus difficile: quel roman choisir? Vous furetez chez vos blogueurs et blogueuses préférés, vous cherchez dans les medias, vous vous tapez plusieurs minutes de lectures de sites, en vous demandant, au passage, pourquoi l'auteur a changé quand même relativement souvent d'éditeur. Vous résistez à l'envie de changer carrément d'idée et d'auteur.

Et puis vous hésitez entre Pays sans chapeau, Lanctôt Éditeur, que Foglia semblait avoir préféré à L'énigme du retour qui a été encensé et primé. Et puis vous ne savez plus.

Alors vous demandez à ceux et celles qui ont lu ce qu'ils choisiraient.
Disons que je vous le demande: quel Laferrière lire?

(photo empruntée au journal Le Devoir.com)

mardi 6 avril 2010

Plus enchantement que fureur

La très grande lectrice et blogueuse Suzanne a fait une petite mise à jour du Défi de la plume québécoise. Ce qui m'a fait penser que sur la table traîne La fureur et l'enchantement de Georges-Hébert Germain. Au moins une autre blogueuse en a déjà parlé. Comme elle et d'autres ont bien résumé l'histoire, je donnerai surtout mes impressions, privilège de propriétaire.

Je suis en train de lire aussi. J'aime bien. Richesse de vocabulaire il est vrai. Un seul petit hic: dans les dialogues, il n'emploie jamais la négation au complet (exemple: J'aime pas au lieu de je n'aime pas), pourtant ses personnages parlent assez bien, alors pourquoi? Ça m'a dérangée et surtout déçue.

J’ai beaucoup aimé la forme du récit : plus récit que roman justement. Sobriété dans les dialogues qui laisse toute la place à l’histoire. L’auteur peut alors approfondir la vie du personnage. Par contre, j’ai eu du mal à passer d’un lieu à un autre à chaque chapitre. Je me demandais bien quand les personnages des Patriotes rejoindraient ceux du Saguenay, mais après quelques lignes du nouveau chapitre, on se retrouvait.

Pour le reste, on sent que c'est un homme qui a écrit l'histoire (les scènes d'amour auraient été différentes, écrites par une femme), ça fait changement. Beaucoup de noms, parfois inutiles selon moi (il faut dire qu’un éditeur m’a déjà fait la remarque que j’avais trop de noms comme si je voulais absolument nommer les personnes qui ont réellement existé, et je dois admettre que ça m’est resté en travers de la gorge, alors forcément, je décèle le même procédé chez les autres), je ne crois pas que je les retienne tous, mais très beau récit qui coule de manière simple (mais pas simpliste) et harmonieuse. Ni haletant ni bouleversant comme un drame violent auquel les films nous ont habitués, mais identitaire. Et si les Patriotes étaient connus, la quête de la terre et de la forêt au Saguenay l’était moins et c'est d'un regard calme que nous en sommes témoins.

(photo empruntée de edlibreexpression.com)

vendredi 2 avril 2010

Tout simplement dehors

Si la tendance se maintient, je prendrai du retard dans les billets à écrire ici, dans les lectures des autres blogues, dans les commentaires à émettre, dans les réponses aux courriels, dans les phrases courtes à laisser sur Facebook, dans les interventions sur quelques forums. Bref, je ne suis pas ici, je suis dehors.

De plus j'ai changé d'auto (c'est vrai il ne faut pas que j'oublie d'auto-détruire le message d'auto à vendre), alors pneus d'été à faire poser, rendez-vous chez le concessionnaire parce que rappel sur cette auto (eh non ce n'est pas une Toyota, il n'y a pas qu'elles qui ont des rappels!) et surtout le goût de me promener. Je suis un vrai bébé-Renault (les plus jeunes, je vous conterai un jour cette annonce que vous ne devez pas connaître), j'adore rouler tranquillement. Un de mes rêves, c'est de louer une décapotable pour une semaine. Ce serait en plein le temps pour la température, mais pas pour mon portefeuille.

Plus gratter le terrain. Plus premier diner sur la galerie. Plus toile de piscine enlevée. Plus tours (oui, oui, un "s") de vélo. Plus, plus, plus.

Alors ne me cherchez pas, soyez patients: je suis tout simplement dehors.
(photo de l'auteure au bord d'un lac de la Petite-Nation)